Category: Formation

Référent harcèlement : cadre légal, rôle et actions

Temps de lecture : environ 8 minutes.  

A retenir : 

  • Le référent harcèlement est obligatoire dans les entreprises disposant d’un CSE et dans les entreprises de 250 salariés et plus (référent employeur).
  • Il informe, oriente et participe à la prévention contre les violences au travail.
  • Il ne qualifie pas juridiquement les situations mais recueille les faits et accompagne le ou la plaignant(e).
  • Une formation spécifique est fortement recommandée.
  • Son efficacité dépend de la politique globale de prévention.

 Depuis plusieurs années (loi n°2018-771 du 5 septembre 2018), les entreprises doivent se doter d’un référent harcèlement. Au-delà d’une simple obligation réglementaire, le référent harcèlement constitue un acteur essentiel de la santé, de la sécurité, de la qualité et des conditions de travail. Pourtant, beaucoup ignorent encore son véritable rôle.  Est-il chargé d’enquêter ? Peut-il recevoir des signalements ? Est-il compétent pour le harcèlement moral ? Quelles sont ses limites ? Cet article fait le point sur le cadre légal et les bonnes pratiques.  

 

Qui est désigné référent harcèlement ?  

Le cadre légal distingue deux référents.  

Dans les entreprises d’au moins 11 salariés disposant d’un Comité Social et Economique (CSE), le ou la référente harcèlement est un membre du CSE (article L. 2314-1 du Code du travail). Titulaires comme suppléants peuvent être désignés comme référents et la désignation prend fin à l’expiration de son mandat d’élu au CSE. 

Dans les entreprises d’au moins 250 salariés, l’employeur est tenu de désigner un référent harcèlement distinct de celui du CSE. (article L. 1153-5-1 du Code du travail). Tout salarié de l’entreprise peut être nommé. Cette obligation ne prive pas les entreprises de moins de 250 salariés de la possibilité de désigner une personne référente. 

L’appellation juridique exacte de ce rôle est « référent en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes » plus souvent appelé « référent harcèlement du CSE ou désigné par l’employeur » (1). 

Par ailleurs, le référent harcèlement sexuel ou agissements sexistes n’est pas de droit un référent harcèlement moral ou un référent RPS (1). Cependant, de nombreuses entreprises élargissent aujourd’hui son champ d’intervention.   

 

Quelles situations relèvent du référent harcèlement ?  

Avant d’aborder le rôle du référent, il est utile de rappeler les situations concernées. 

Le référent intervient principalement sur les questions de harcèlement sexuel, d’agissements sexistes. Le harcèlement sexuel est défini à l’article L.1153-1 du code du travail  

Toutefois, dans les faits, le référent harcèlement est fréquemment sollicité sur des situations pouvant également relever du harcèlement moral, d’autres formes de violences internes, des conflits, des situations de travail dégradés, des discriminations et des risques psychosociaux. Il devient alors un interlocuteur privilégié pour recueillir les signalements des salariés confrontés à des situations de violences au travail. 

Il est donc essentiel que le référent sache identifier les différentes situations et leurs conséquences, sans pour autant prendre le rôle d’un psychologue ou d’un juriste.  

 

Alors, quel est le rôle du référent harcèlement ?  

Tout d’abord, le rôle diffère selon qu’il s’agit du référent harcèlement désigné par l’employeur ou du référent désigné par le CSE.  

Le rôle du référent employeur est défini par le code du travail. Il est « chargé d’orienter, d’informer et d’accompagner les salariés en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes ». La loi laisse alors à l’employeur une marge de manœuvre pour déterminer le positionnement du référent et le détail de ses missions (1). L’ANACT conseille de rédiger une lettre de mission indiquant le périmètre, les moyens alloués et la formation adaptée du référent désigné par l’employeur.  

Le rôle du référent CSE n’est pas défini par le Code du travail (1), mais du fait de son statut d’élu, son rôle consiste à alerter l’employeur et si besoin enquêter sur les situations de harcèlement sexuel et agissements sexistes. Il peut participer à co-construire des procédures de recueil et de traitement des signalements et des mesures de prévention. Concernant l’enquête, la seule qualité de référent du CSE ne lui confère pas automatiquement un pouvoir d’enquête. Sa participation dépend des modalités retenues pour l’enquête et de l’organisation mise en place par l’employeur. 

Ensuite, contrairement à certaines idées reçues, le référent n’a pas pour mission de “résoudre” les situations de harcèlement, ni de qualifier juridiquement les faits.  

Son rôle est avant tout de contribuer à la prévention et de faciliter la prise en charge des situations. 

Ses missions peuvent notamment consister à : 

  • informer les salariés sur leurs droits ; 
  • expliquer les procédures internes de signalement ; 
  • orienter les personnes vers les interlocuteurs compétents (RH, direction, médecine du travail, représentants du personnel, inspection du travail, etc.) ; 
  • écouter les salariés avec neutralité et confidentialité ; 
  • contribuer à la diffusion d’une culture de prévention ; 
  • participer à la sensibilisation des équipes ; 
  • être identifié comme une personne ressource. 

Le référent constitue ainsi un relais entre les salariés et les différents acteurs de la prévention. 

 

Quelles sont les actions que le référent harcèlement peut mettre en place ?  

Les référents harcèlement peuvent ainsi réaliser des actions de sensibilisation, de formation, d’information et de prévention auprès des salariés et du personnel encadrant. Ces actions contribuent à la prévention collective.   

Les référents peuvent accueillir un signalement via une écoute sans jugement pour recueillir les premiers éléments auprès du signalant et/ou du plaignant. Ils peuvent ensuite l’informer sur les recours possibles et l’orienter vers les interlocuteurs compétents..  

Lorsqu’un signalement est réalisé par un salarié, directement ou indirectement concerné, ou par un représentant du personnel, une enquête interne est généralement nécessaire afin d’établir les faits et permettre à l’employeur de prendre les mesures appropriées. (2) 

Le ministère du travail et des solidarités préconise une enquête menée conjointement par le référent harcèlement de l’employeur et du CSE afin de garantir une pluralité des points de vue. Enfin l’enquête permet : 

  • De recevoir et d’entendre la potentielle détresse des personnes exposées.  
  • D’engager un plan d’action réactif qui débute par l’objectivation d’un état des lieux circonstancié (qui, quand, quoi, où, comment, avec qui, avec quoi, etc.) ;  
  • De permettre à l’employeur ou son représentant délégataire, de prendre, de façon éclairée et mesurée, les décisions nécessaires au regard de son obligation de sécurité. (2)  

Quelles sont les limites du référent harcèlement ?  

Le référent harcèlement oriente, informe et accompagne. Il ne peut qualifier juridiquement les faits. Il ne peut non plus promettre une confidentialité absolue lorsque la sécurité immédiate de salariés est en jeu. Il ne dispose pas, du seul fait de sa désignation, du pouvoir de mener seul une enquête interne, de décider de sanctions disciplinaires ou de représenter une partie dans une procédure. Il doit rester neutre durant tout le processus, du signalement jusqu’à la fin de l’enquête.  

Les actions réalisables par le référent harcèlement supposent donc que les personnes chargées de conduire l’enquête doivent disposer des compétences (connaissances, méthodes, positionnement) nécessaires au bon déroulement de l’enquête.  

De plus, le référent harcèlement n’intervient pas de manière isolée. La prévention du harcèlement relève d’une responsabilité partagée entre les différents acteurs de l’entreprise. Elle implique une mobilisation de l’ensemble des acteurs de l’entreprise (direction, ressources humaines, managers, CSE, SPST…). Le référent s’inscrit donc dans une démarche collective. Pour que cette prévention collective soit efficace, plusieurs conditions sont nécessaires, notamment une définition claire des missions du référent harcèlement et les moyens nécessaires pour lui permettre de se former. 

 

Pourquoi une formation est-elle indispensable malgré l’absence d’obligation légale ?  

La loi impose la désignation d’un référent, sans prévoir explicitement de formation obligatoire. 

Pourtant, dans la pratique, une absence de formation expose à plusieurs risques : mauvaise qualification des situations, erreurs de posture, perte de confiance des salariés envers le référent harcèlement, etc. Elle peut également conduire à une aggravation des conflits et à des difficultés dans le traitement des signalements.  

Le référent harcèlement du CSE bénéficie d’une formation obligatoire en santé, sécurité et conditions de travail (SSCT), nécessaire à l’exercice de sa mission d’élu du CSE. Cette formation aborde notamment la question du harcèlement, mais ne constitue pas à elle seule une formation spécifique sur ce sujet.  

Une formation complémentaire est donc conseillée pour les élus du CSE, ainsi que pour le référent harcèlement désigné par l’employeur, mais également pour le personnel encadrant, afin d’aborder les thématiques suivantes : 

  • cadre juridique et responsabilités 
  • identification et prévention des situations 
  • conduite à tenir face à un signalement 
  • posture d’écoute, accompagnement et orientation 
  • procédures internes et actions de prévention. 

En conclusion 

La désignation d’un référent harcèlement répond à une obligation légale selon les modalités prévues par le Code du travail, mais elle constitue surtout une opportunité de renforcer la prévention et la qualité des conditions de travail. 

À condition d’être correctement formé, accompagné et intégré dans une démarche structurée, le référent peut contribuer à favoriser la libération de la parole, orienter les salariés vers les ressources adaptées et soutenir la politique de prévention de l’entreprise. En effet, un signalement ne renvoie pas nécessairement à une problématique individuelle. Il peut également être le révélateur de dysfonctionnements organisationnels et témoigner de la présence de facteurs de risques psychosociaux (RPS) au sein de l’organisation. 

La lutte contre le harcèlement ne se limite pas au traitement des situations déclarées : elle repose avant tout sur une culture de prévention, de dialogue et de vigilance collective.  

Pour cela ABP PSYCHO-ERGONOMIE est à vos côtés pour vous accompagner dans la formation des référents harcèlement. Notre formation prend également en compte les évolutions de la jurisprudence en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes. Dans ce cadre nous proposons chez ABP PSYCHO-ERGONOMIE plusieurs sessions de formation référents harcèlement en inter-entreprises mais aussi intra-entreprise selon vos besoins. Contactez-nous pour échanger sur vos besoins afin de vous accompagner à la mise en place d’une prévention globale dans votre organisation.  

 

Sources :  

  1. ANACT : Connaître le rôle des référents d’après la loi 
  1. Réseau i3R PACA :  Les 20 questions les plus courantes en matière de dispositif d’enquête suite à une alerte harcèlement 
  1. Ministère du travail et des solidarités : Harcèlement sexuel et agissement sexistes au travail : prévenir, agir, sanctionner. Guide pratique et juridique  

Pour aller plus loin : 

Publications, outils et liens utiles sur les risques de harcèlement sexuel et d’agissement sexiste de l’INRS  

 

Note de rédaction : La rédaction de cet article a bénéficié de l’assistance d’un outil d’intelligence artificielle, utilisé comme aide à la structuration et à la reformulation. Le contenu a été élaboré, relu et validé par l’équipe d’ABP PSYCHO-ERGONOMIE. 

Lire la suite

Qualiopi, la certification des organismes de formation

Qualiopi et les petits organismes de formation, le mode d’emploi

Qualiopi, une certification unique

Depuis janvier 2021, Qualiopi s’est substituée aux quelques 53 labels et certifications pour les organismes pratiquant la formation professionnelle continue, des actions de formation par apprentissage, de Validation des acquis de l’expérience (VAE) ou/et des bilans de compétences. 

Le ministère du Travail définit ainsi cette certification : « Qualiopi atteste de la qualité du processus mis en œuvre par les prestataires d’actions concourant au développement des compétences (PAC) qui souhaitent accéder à des fonds publics ou mutualisés ».

Issue de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, Qualiopi est donc aujourd’hui la seule voie pour les organismes de formation ayant besoin d’être reconnus par l’État. Et depuis ce mois de janvier 2022, pour obtenir des fonds de la part des OPCO (Opérateurs de compétences), de l’État, des Régions, de la Caisse des dépôts et consignations, de Pôle Emploi ou bien encore de l’Agefiph. 

30 000 organismes déjà certifiés

On comprend donc bien l’intérêt de décrocher la certification Qualiopi, à la fois pour la reconnaissance de la qualité de la formation et pour l’obtention de financements au besoin. 30 000 acteurs de la formation ne s’y sont pas trompés, qui ont déjà été certifiés ou sont en passe de l’être. 

Un décret du 28 décembre 2021 accorde d’ailleurs une période transitoire aux organismes en cours de certification, qui ont signé un contrat avec un certificateur avant le 1er janvier 2022. 

Pourtant, il y a encore du retard puisque la précédente plateforme de référence, Datadock, enregistrait en octobre dernier quelque 60 000 organismes de formation.

Datadock vs Qualiopi, les différences

Après une période transitoire et de « cohabitation », Qualiopi se substitue donc à Datadock pour le référencement des organismes de formation. Le site data-dock.fr n’est d’ailleurs même plus accessible en ce début d’année 2022. Le groupement de financeurs qui compose Datadock est appelé à d’autres missions, en particulier au contrôle de la qualité des actions de formation.

Au référentiel qualité Datadock, qui remonte à 2015, Qualiopi ajoute des critères supplémentaires. Il y en a désormais 32 au lieu de 21, avec des nouveautés dans les domaines du handicap, de la veille règlementaire, légale ou encore technologique, mais aussi de la démarche d’amélioration continue. 

Par ailleurs, ce qui avec Datadock relevait pour ainsi dire du déclaratif – des document déposés sur la plateforme et ensuite vérifiés – passe au démonstratif : tout organisme souhaitant être certifié Qualiopi signe un contrat avec un certificateur agréé et fait l’objet d’un audit. 

Comprendre le référentiel qualité de Qualiopi

La certification Qualiopi s’appuie sur un référentiel national qualité (RNQ) constitué, on l’a vu, de 32 indicateurs, eux-mêmes répartis sur 7 critères. 

Les trois premiers portent sur la prestation elle-même et sa réalisation. Il s’agit de répondre aux besoins et de proposer une offre de prestations adaptée. Sous le titre « Information du public », on y retrouve à la fois :

  • les conditions d’information du public, y compris les délais d’accès et les résultats déjà obtenus, sur les prestations proposées
  • l’identification des objectifs de chaque prestation et leur adaptation aux publics bénéficiaires
  • les modalités d’accueil, d’accompagnement, de suivi et d’évaluation 

Le référentiel s’attache ensuite aux ressources, humaines, matérielles, techniques, nécessaires à la réalisation des prestations. Et ce avec deux critères : 

  • l’adéquation des moyens techniques, pédagogiques et d’encadrement avec les prestations proposées
  • la qualification et le développement des compétences et des connaissances des personnes chargées de mettre en œuvre ces prestations

Le troisième volet porte sur le pilotage et le processus de management. L’enjeu pour l’organisme candidat à la certification Qualiopi est ici de démontrer

  • son engagement et son investissement dans l’environnement professionnel
  • le recueil et la prise en considération des appréciations et des réclamations formulées par des personnes ayant bénéficié des prestations

Cela vous semble complexe, sachant que ces critères sont eux-mêmes divisés en indicateurs ? « Rassurez-vous », il y a pire : ce référentiel national qualité n’est pas figé, régulièrement mis à jour, par des compléments ou des précisions, de la part du ministère du Travail. Pour ne prendre qu’un exemple une version (la septième !) de mars 2021 a ajouté des informations sur les certifications professionnelles, les indicateurs de résultats des CFA ou bien encore la période de formation en milieu de travail.

Comment se préparer à Qualiopi, et l’obtenir

Des freins à la démarche de certification

Bien qu’essentielle pour obtenir des financement comme pour valoriser l’image de ses formations, la certification Qualiopi peut apparaître trop complexe à obtenir, en particulier pour les indépendants et les organismes de formation de petite taille. Et ce, d’autant que le coût de la certification est de nature à en rebuter certains. À un « prix de base » minimum de 1585€ HT pour un organisme réalisant un chiffre d’affaires de moins de 150 000€ pour l’audit initial, d’autres frais sont susceptibles de s’ajouter, comme un audit complémentaire sur certains indicateurs, des frais de replanification…

Le fait que les prises en charge accordées avant 2022 restent valables est encore une raison, pour certains, de ne pas s’engager dans la démarche de certification

L’audit, pierre angulaire de Qualiopi

Pourtant, nous vous recommandons de vous y prendre tôt. Il faut en effet savoir que plusieurs mois s’écoulent entre la signature du contrat avec un organisme certificateur et la réalisation de l’audit initial. À cela s’ajoutent encore quelques semaines pour obtenir effectivement la certification, à condition bien sûr que ce dernier ne relève pas de non-conformités. Ces dernières sont à traiter dans les trois mois pour les non-conformités dites majeures, dans les six mois pour les mineurs. 

Le choix d’un organisme certificateur, dont la liste est disponible sur le site du ministère du Travail (1), est la première marche à franchir. Les mois d’attente sont une excellente occasion de se préparer pour l’audit initial, qui est la pierre angulaire de la certification. Certains organismes de formation choisissent même l’option de l’audit blanc, qui engendre des frais supplémentaires mais peut permettre de relever des non-conformités.

Avant le jour J, celui de l’audit, les professionnels ont en main un plan d’audit, incluant la date, son périmètre, le nom des personnes rencontrées et les indicateurs du RNQ qui sont concernés. L’audit en lui-même se déroule sur une journée, entre réunions et évaluations des indicateurs.

Le rapport d’audit, sauf s’il y a des non-conformités à corriger, puis la décision de certification sont produits dans la foulée. Ne pensez pas être libéré pour autant, l’organisme certificateur procédera encore à un audit de surveillance, sur site, entre le 14e et le 22e mois suivant la certification. 

ABP PSYCHO-ERGONOMIE, certifié

Chez ABP PSYCHO-ERGONOMIE, nous avons fait le choix de la certification Qualiopi, pour les raisons précédemment évoquées. Cette certification a été obtenue dès novembre 2020. 

Nous mesurons les avantages de Qualiopi, en termes d’image et de confiance dans l’entreprise, mais aussi de structuration permettant d’envisager des développements plus sereinement. Nous mesurons également l’importance d’être désormais attentif à nos procédures et respectueux des indicateurs qualités requis pour obtenir puis conserver la certification.

Cette expérience nous amène à conseiller la certification aux indépendants et aux petits organismes, sans bien entendu faire l’impasse sur le temps et le courage nécessaires. 

N’hésitez pas à nous contacter pour un partage d’expérience si vous travaillez dans le même secteur d’activité. 

Lire la suite